MENU

En attendant mieux…

Sculpture, 2013
Carton-plume.
Dimensions : 3m x 3m x 3,50m

Tout désigne l’angle supérieur d’un mur comme support suprême de l’urbanisme : sa nature tridimensionnelle permet un agencement raisonné par quartiers, son champ aérien maximise la vision, laissant au sol sa disponibilité agricole, et, fait historique, il donne à l’homme la possibilité de dominer le monde. Un monde où l’absence vaut pouvoir et rendement : tout se décide en haut, tout est produit en bas. Une fois l’élévation instaurée, il n’y a plus qu’à croître, exponentiellement, radicalement : prendre tout le plafond. Le bâti, auto-générateur, contamine surface et espace : tombant en stalactites ordonnées, il parle d’un urbanisme «idéal» et viral, en attendant mieux…

L’utopie comme promesse d’un avenir radieux et le danger lié à l’urbanisation galopante sont les deux axes de ce travail en forme de maquettes d’urbanisme. La suspension et l’amoncellement de bâtiments agencés autours d’axes de circulations horizontaux et verticaux représente une conception fantasmée de la cité idéale… L’élévation des villes, la libération de la terre nourricière apparaît comme une proposition avantageuse. L’urbanisme aérien se libèrera t’il des contraintes liées à la surpopulation ? Les classes sociales bénéficieront-elles de ces nouvelles perspectives ?

De cette utopie à l’envers montent également les relents des formes d’habitat communautaire prédites en leur temps comme révolutionnaires : cités idéales de la révolution industrielle, rues-
dortoirs et villes d’entreprises aux déclinaisons contemporaines plus artificielles que jamais,
le vaste village Google… La remise en question des habitudes-symptômes des populations rangées par catégories de classe pousse à ce constat : méfions-nous.